Biographie

Biographie

Biographie

Auteur Compositeur Interprète - Ecrivain - Réalisateur – Producteur Audio

De la chanson à la littérature…

Mathias Ollivier est né à Liège de père Belge et de mère Française. Son père est prisonnier en Allemagne durant la guerre et sa mère Résistante, décorée de « l’armée secrète » accompagne le Général Patton durant la bataille des Ardennes pour libérer les déportés des camps de concentration nazi. Il poursuit ses études à Liège et souhaite devenir archéologue, mais les difficultés familiales le contraignent à travailler dans la Restauration. Il se cultive en autodidacte et se  passionne pour l'histoire des civilisations et des religions. Il quitte la Belgique à l'âge de dix-sept ans pour naviguer comme steward sur les cargos, puis  il monte à Paris.

Avant de devenir écrivain Mathias Ollivier se fit la plume comme auteur de chansons. Il en écrivit des  centaines, dont plusieurs furent classées au hit-parade. Ses pérégrinations à travers le monde paysan, ouvrier, commerçant, puis à travers le show business, les médias... Ses voyages autour du monde, son intérêt pour l'archéologie, l'histoire des civilisations... Le constat de la souffrance d'un grand nombre de ses contemporains... Ont fait de lui un observateur attentif de la société, puis un écrivain.

En arrivant à Paris, Mathias est remarqué lors d'une audition, par un directeur artistique des disques Polydor où il enregistre son premier disque 45trs sous le pseudonyme d’Ollivier Laurent. (Maxime Leforestier - Jean Michel Caradec - Georges Moustaki étaient également artistes Polydor à cette époque).  C'est alors qu'il fait ses premières télés puis obtient un rôle dans « Hair », puis dans « Superstar », il joue au TNP, au Châtelet - à l'Olympia…

Entre 1970 et 1980 : Mathias a enregistré 17 vinyles - 2 CD albums - 2.000.000 disques vendus. Il travaille avec les Majors, des hommes d'envergure, tels que Eddie Barclay, Claude Carrere, Franck Thomas, Guy Lux, Hubert Ballay, Bruno Coquatrix.

Il tourne avec Claude François, Joe Dassin, Jean-Jacques Debout... Plusieurs tournées de concerts en soliste en France et à l'étranger - Nombreux Prime Time TV.
Réalisateur Producteur Audio/directeur artistique/ pour divers artistes.

Toutes les radios programment ses premiers disques (Une fille en or - Je vais je vois j'espère - Marie Trevor), mais les ventes ne décollent pas. Il garde un très mauvais souvenir de sa première télévision promotionnelle. En effet, cet après midi là, Michel Sardou enregistrait lui aussi sa première télé avec « Mourir de plaisir »… Concurrence à laquelle Mathias ne put faire face… « Mourir de plaisir » était un titre beaucoup plus fort, erreur de stratégie de la boîte... Il n’avait plus alors qu’à « mourir de désir »…

On lui reproche d'écrire de « trop belles chansons »… de n'être pas "au format" ! Il se bat pour être un jour reconnu comme un artiste dans la lignée des grands. Il pense que pour y parvenir, il faut être crédible et oser choisir la porte étroite. C'est pourquoi lorsqu'on lui propose de chanter « dadadirladada », il refuse estimant que cette chanson, ne correspond pas au type de carrière qu'il souhaite faire. Son contrat est donc rompu après trois 45trs.

En 1972 : il signe avec Claude Carrère, qui lui propose de composer quelque chose de « commercial », de manière à apparaitre dans les Hits parades   ; cette concession devant par la suite, lui permettre d'enregistrer ses meilleures chansons. Il accepte à contre cœur. Les trois 45trs qu'il enregistre alors sous le nom de Mathias, coup sur coup, deviennent des tubes. (Il ne faut penser qu'à ça - Une fille en France - Pas un jour sans une ligne). Il fait alors plusieurs émissions de télé en prime time, les podiums RTL, Europe N°1, etc…

Mathias souffre énormément des manipulations, du chantage au « prêt à tuber » qu'il subit. Quand il apparait en public, on le sent mal dans sa peau… Il se plaint de n'avoir pas le droit d'être lui-même. Après trois 45trs, il décide de sortir du cadre de la « chanson pour minettes », pour ne pas rester un petit « chanteur à paillettes »… Son souhait est de se créer un vrai répertoire, lui permettant de faire de la scène ; cela passe par l'enregistrement d'un album comprenant des œuvres de véritable qualité artistique… Il fait entendre ses titres à ses producteurs, mais ceux-ci refusent de les enregistrer prétextant qu'il s'agit de « belles chansons pas assez commerciales », s'opposant même à l'idée que Mathias fasse de la scène… Il se sent alors trahi. Il s'en suit un conflit, qu'il décrit dans son ouvrage auto biographique : « l'Amour à cappella »

En 1974 : Fidèle à l'idée de donner au public des œuvres authentiques, renonçant au conformisme et à l'argent facile. Il refuse l'image du chanteur aseptisé qu'on voulait qu'il adopte, pour être artistiquement libre ; estimant que certains compromis le  tiraient vers le bas et l’empêchaient de  faire une œuvre de sa vie. Il fait alors une traversée du désert pendant laquelle il se prépare à une carrière littéraire.  A la suite de cette rupture, Eddie Barclay, qui comprenait son drame, lui propose un contrat lui permettant d'enregistrer des œuvres qui lui ressemble…

En 1975 : Mathias entreprend alors son virage et enregistre trois 45trs (15 ans - Ma gueule de Lion -  les autres), mais la promo se heurte au refus des radios de le programmer : « pas au format » ! Eddie Barclay se bat pour développer sa carrière, mais le directeur de production et les programmateurs de radios, refusent de le suivre. Mathias se retrouve ainsi  « entre l'enclume et le marteau ». Les ventes ne suivent pas, il se voit contraint d'accepter la lettre de licenciement qui lui est adressée. Dans la foulée Mathias enregistre quelques vinyles avec  Hubert Ballay qui avec l’aide de Bruno Coquatrix, Cloclo et Joe Dassin, se bat pour l’imposer.  Il tient avec succès, la scène de l'Olympia en première partie de Julio Iglesias.

En 1976 : Le public de la "Rose d'Antibes" l'ovationne, mais les médias ne veulent toujours pas suivre...

La plupart des articles parus dans la presse sur le parcours de ses tournées, décrivent Mathias comme : « un acteur de chanson qu'il faut voir chanter » et qui possède la justesse de l'authenticité. Mais les programmateurs de radios lui reprochent de n'être « pas au format »

Les pressions, la déferlante de la « new wave » des années 80, l'oblige à faire retraite jusqu'en 94, pour prendre du recul et travailler à des productions plus authentiques, en étant entièrement libre artistiquement. C'est dans cette période qu'il travaille son écriture et se prépare à une carrière littéraire. 

Les producteurs s'imaginent qu'il a fait fortune avec ses succès… La réalité est toute autre. Les sommes qu'on lui doit ne lui seront jamais versées. Sans le sou, les impôts sur ses talons, il se voit alors contraint de chercher du travail dans la restauration pour ne pas se retrouver à la rue.

En 1994 :  Il parvient à faire sortir son premier album, dont les enregistrements avaient débutés en 89. Après quelques mois de promotion, plusieurs centaines de radios locales programment ses chansons, mais les grands périphériques quant à eux, font la sourde oreille. Xavier, son nouveau producteur, a beau leur mettre sous le nez les centaines de « cartes retour » positives des fréquences de province, démontrant qu’il fait de l'audience ou les articles de presse témoignant du succès qu’il remportait sur les planches partout en France : 

 — Mathias, c'est très bien...  C’est « un grand », une « pointure » et une « bête de scène »…  Mais achetez nous de l'espace publicitaire,  répondaient les programmateurs, sollicités pour la diffusion d’un titre...

Mathias se marie, son épouse met au monde une petite fille magnifiqueépouse, mais elle se  suicide peu après. Il se retrouve seul avec un bébé en bas âge. Il lange, il biberonne et survit à la misère en s'inscrivant au Rmi…

En 1999 : Il produit un nouvel album : « au Seuil de 2000 », dont la plupart des titres ont été écrits entre 75 et 85… A cette époque, les producteurs refusaient d'enregistrer ses chansons, les jugeant dérangeantes ou toujours : « trop belles »…  Cet album est programmé partout en France, sauf à Paris. Les distributeurs renoncent alors à le mettre en place ; c'est un nouvel échec commercial. Ce CD permet de juger des talents de visionnaire de Mathias, qui fut toujours en avance sur son temps.

En 2015  : ​Dernier album paru "fragile" - 6 titres extraits du "best of" qu'il préparre.

Comme d'autres artistes, Mathias veut faire une œuvre de sa vie. Il y travaille inlassablement, espérant figurer parmi les plus grands. Il cherche, triture les mots et les rimes, nuits après jours. Il sacrifie tout à son art. Mais le show business est-il fait pour les artistes ? N’est-il pas plutôt une usine à fric ! Composer de « belles chansons », n’est pas tout à fait la même chose que de « faire des tubes »… Faut-il s’étonner alors qu’un auteur original, soit méprisé et rejeté, autant que le fut Mathias ? Préserver son authenticité tout en s’adaptant au métier, sans pourtant tomber dans le conformisme, est sans doute un des exercices les plus périlleux qui soit ; dans ce milieu qui ne jure que par l’argent et la mise au format de tout ce qui est destiné au public.

Mathias Ollivier est  un des rares artistes à avoir eu le courage de refuser de se laisser formater par le « show biz », pour rester  libre artistiquement. Iconoclaste, intemporel, poétique, «  pas au format »… Il reste un inclassable dans ce métier où il navigue à contre courant. Son parcours accidenté est essentiellement un combat contre la conformité à la norme.  (H.Ballay)

Formation et Théâtre

1971 - Théâtre de la Porte Saint Martin 1971 : Hair

1971/72 -  TNP : Jésus Christ Superstar

1972 - Théâtre du Chatelet : Doube V

1977  L’Olympia en soliste

1981 - Court metrage : « l’Escalier ».

1984  Théâtre du Bery : « Brouillon de Vies » : textes de Rilke-Hasek Kafler

 

AUTRES :

Accadémie du 7ème Art / Réalisateurs / Bruxelles

Andréas Voudzinas – Actor Studio  Paris – comédien

Stage Studio "Eclair" Paris / Formation théorique de Chef Opérateur

Création de stages et cours de théâtre : Actor Studio – à Tours

Concepteur du show « la nuit des Victoires – devenu « les Victoires de la Musique ».

Réalisation (Spectacles vivants)